Bernard Ortega Imprimer Envoyer

Coach en communication orale et comportementale

Portrait d’un homme pas ordinaire

 

En résumé



Bernard Ortega est acteur, auteur, metteur en scène et...coach en communication

 

Si 85% des coaches sont issus de l’Entreprise, quelques spécimens échappent à la règle géné­rale. Surprenant, déroutant, dérangeant ? Sans doute. Pourtant, aussi vrai qu'une image vaut mieux qu'un long discours, un esprit clair, des gestes précis et une attitude juste contribuent, autant que la teneur des propos, à la pertinence d'une prise de parole en public, à une maîtrise de soi, à une communica­tion humaine et profes­sionnelle.

C'est la raison pour la­quelle Bernard Or­tega a eu l'idée, il y a mainte­nant près de 20 ans, de transposer et d'adapter les tech­niques de l’ac­teur, (art qu'il enseigne de­puis qu'il a ouvert sa première école à 25 ans), à l'art de com­muniquer en entreprises. Comme un acteur, le communicant apprend à se servir de son corps (regard, voix, gestes, attitude générale, etc.) à traduire des émotions, des sentiments, (donc à les maîtriser) pour mieux transmettre son mes­sage, pour séduire et convaincre son auditoire..

Au-delà de cet apprentissage, et comme il le fait avec ses comédiens, Bernard Ortega insuffle à ses stagiaires une prise de conscience du com­portement, des déplacements qui soulignent l’ai­sance, des gestes précis, une voix qui se sert des intonations afin de susciter l’écoute, un es­prit clair car le mental, trop encombré par les émotions ne peut indiquer la bonne marche à suivre. Des exercices issus des techniques de l’acteur, d’autres des arts martiaux, ainsi que des exercices de respi­ration pour maîtriser la gestion du stress.

Une triple approche dont les résultats sont immédiats et spectacu­laires. Et qui a séduit des di­zaines d’hommes politiques, dirigeants de grands groupes indus­triels, chefs d'entreprise, DRH, etc. Pour autant, Bernard Ortega n'a jamais abandonné la passion qui l'anime et son métier d’homme de théâtre. Aujourd'hui en­core, il joue, écrit, met en scène. Particulière­ment au festival d'Avignon, pour lequel il a mon­té des spectacles à chaque édition durant près de 10 ans, tel Dom Juan, Le Misanthrope, L'A­vare de Molière ou Volpone de Ben Jonson. Sa dernière pièce en tant qu’auteur « Fantôme du Soir » sera joué à Paris en 2009.

 

Un parcours atypique

Chaque parcours est unique. Et parce qu'il n'a pas suivi de chemin tout tracé, celui de Bernard Ortega est riche d'expériences aussi diverses que variées. Au fil de ses envies et de ses rencontres, il a su saisir les opportunités, relever le défi de la nouveauté, et l’adapter à ses recherches et à son travail.

De cette route sinueuse et passionnante, bordée de théâtre, de pédagogie, d'arts martiaux d’expériences et de rencontres avec « des hommes remarquables », Bernard Ortega en retire une profonde connaissance de la nature humaine. Connaissance qu'il met au service des autres au cours de ses séances de coaching en communication, et qui en certifie toute l'efficacité.

De l'enfant au jeune adulte : premiers pas sur les planches

Dès l'enfance, Bernard Ortega est invariablement attiré par la comédie, et par le monde du spectacle. C'est à 14 ans qu'il monte pour la première fois sur scène dans la comédie-vaudeville d'Eugène Labiche Les Deux Timides. Spectacle pour lequel il recevra le Prix « Initiative Jeunes en France ».

Trois ans et déjà deux rôles plus tard, il intègre à Montpellier la Compagnie professionnelle Pierre Lebar, élève de René Simon, et signe son premier contrat de comédien.

Alors bien décidé à faire de la comédie son métier, il s'envole vers la capitale et entre au cours de Tania Balachova à l'âge de 20 ans. Un an plus tard, il entre par la grande porte du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique (la seule école nationale) et rejoins les futurs grands acteurs français aujourd’hui : Jacques Villeret, André Dussolier, Nathalie Baye, Richard Berry etc.

Rapidement, Bernard Ortega fait montre d'incroyables dispositions pour la mise en scène et la direction d'acteurs. Aussi, Pierre Aimé Touchard, ancien administrateur de la Comédie Française, l'autorise à réaliser sa première mise en scène dès sa deuxième année, et non en troisième, comme l'exige la tradition.

Une passion à partager

Dès lors, Bernard Ortega n'aura de cesse de partager sa passion. Déjà à 25 ans, il ouvre les portes de sa première école de comédie, avant d’être engagé à l'American Center, au sein duquel il enseignera l'art dramatique et le travail cinématographique de l'acteur.

Dans le même temps, il poursuit sa carrière d'acteur et de metteur en scène, et fait ses premiers pas d'auteur avec ses premières pièces La Chose Blanche et Temps Mort. Jacques Pierre Amette (Prix Goncourt) écrit dans Le Point que « Bernard Ortega est un mélange de Roman Polanski et de Ionesco ». Claude Mauriac, dans Le Figaro insiste quant à lui sur son style qui « a l’originalité d’être sobre, de ne pas suivre les modes… » tandis que Patrick de Rosbo, dans le Quotidien de Paris, évoque : « …le monde de Buzzati et de Beckett ».

Deux ans plus tard, il ouvre son propre théâtre, dans l’est de Paris, pour y installer sa propre compagnie. De là, il poursuivra une activité parallèle de tournées en France et à l’étranger.

La NHK (chaîne de TV japonaise) viendra tourner intégralement sa mise en scène du «Songe d’une nuit d’été» de Shakespeare dans le célèbre théâtre de La Porte Saint-Martin.

 

A la découverte d'autres cultures

Pour trouver l'inspiration à l'écriture, Bernard Ortega prend à cette époque l'habitude de se retirer régulièrement dans des monastères bénédictins, et notamment l’Abbaye de Solesmes et Erbalunga, en Corse. Dans celui-ci, il écrira une « vie de Saint-Benoît » qu’il mettra en scène dans le monastère des Bénédictines. Une expérience où se mêlent le théâtre sacré et le silence des moines.

De ces retraites régulières, naîtront nombre de ses œuvres. A Solesmes, il écrira Tâches sur l'habit blanc, une œuvre sur le dernier pape d’Avignon Benôit XIII. Il propose le rôle à Jean Marais qui lui répond :

Curieux du monde qui l'entoure, il entreprend également de nombreux voyages et part ainsi à la découverte de cultures aussi lointaines que passionnantes. Il est invité à Beyrouth en pleine guerre pour animer une conférence sur le théâtre. Puis, l’Asie le fascine :

- le Japon (des années d’Aïkido avec maître Noro, des stages de théâtre Nô avec Maître Idéo Kanzé)

- L’Inde (Théâtre kathakali) et le Ladak où il rencontre les premiers maîtres tibétains (qui seront une source inépuisable pour maîtriser les techniques de concentration, de méditation sur le calme mental, afin de canaliser les émotions et le stress.)

 

De l'observation à l'action


De petits boulots en premiers cachets, au ciné­ma et à la télévision, de formateur d’acteurs au Centre Américain (400 élèves en 5 ans- les plus célèbres Jean-Marc Barr, Gilbert Melki) de direc­teur d’acteurs dans ses nombreuses mises en scène (25), d’acteur en jouant les rôles princi­paux du répertoire classique (Dom Juan, Harpagon, Al­ceste etc….), Bernard Orte­ga apprend à s’observer, à observer les autres, à décor­tiquer et analyser leur com­portement, pour sans cesse améliorer et comprendre la nature humaine. Ses talents de metteur en scène lui permettent d’assembler avec harmonie les hommes dans leur environ­nement. C’est une expérience réelle de terrain qu’il respire tous les jours et non uniquement des réflexions sur les études comportementales. Une méthode qui va permettre de donner à cha­cun de ses comédiens, plus tard aux cadres d’entre­prises, les conseils et les clés pertinentes, pour ex­primer au mieux leurs per­sonnalités en parfaite adéquation avec le mes­sage qui l’accompagne.

 

 

La communication : le théâtre de la vie

Désormais connu et reconnu pour son approche atypique, mais très efficace de l'enseignement à l'art dramatique, et notamment par le travail intensif du corps et du mental au travers les arts martiaux, l’Aïkido (cet art, qui combine habilement respect du partenaire, condition physique, force, souplesse, rapidité, calme mental et bonne humeur), Bernard Ortega va une nouvelle fois étonner ses pairs.

Précédé par sa réputation, il est contacté par le dirigeant de l'une des entreprises françaises les plus florissantes de ce milieu des années 1980, qui souhaite travailler sa communication. Séduit par l'idée, Bernard Ortega relève le défi et adapte les techniques de l’acteur aux dirigeants d’entreprises. Un art qu'il enseignera pendant plus de 6 ans au sein d'Hay Group et du CECO (Centre Européen de Communication Orale pour chefs d'entreprise).

A cette époque, il ne le sait pas encore, mais il vient de fonder ce qu'il nommera plus tard la MBO (Méthode Bernard Ortega), et qui continue aujourd'hui à séduire de nombreux dirigeants d'entreprises par son originalité, son relief, son aspect ludique et, bien sûr, son efficacité.

De son propre aveu, ses cours d'art dramatique et ses séances de coaching en communication ne sont pas très éloignés : « au théâtre, il faut apprendre à être authentique tout en sachant que l’on joue un rôle. Dans l’entreprise la différence se situe au niveau de la pièce qui n’est pas la même. Mais la performance est identique. Il faut que le public adhère, sois séduit par le jeu, par la personnalité de celui qui vient transmettre le message. Car ils sont auteurs, acteurs et metteurs en scène de leur propre vie », aime-t-il à répéter.

 

Du théâtre à l'entreprise, et de l'entreprise au théâtre

Alors qu'il enseigne l'art de la communication aux cadres et chefs d'entreprise, il poursuit naturellement sa carrière de comédien et metteur en scène. Désormais familiarisé avec ces 2 mondes, qu'a priori tout sépare, il prend le parti de les réunir. Et propose aux entreprises une approche originale de leurs événements clients.

Des entreprises comme Sita France, ISS, Point P ou encore Total Fina Elf et Epson participent ainsi aux financements de spectacles auxquels ils invitent ensuite leurs clients, contribuant de cette façon à la libre entreprise de la création artistique.

Bernard Ortega devient alors le promoteur d'un échange aussi enrichissant qu'improbable entre 2 univers diamétralement opposés, et à soulager les fonds publics consacrés à la culture.